Putain de vie.... putain de mort... putain de moi... putain de toi...
T'as vu l'heure ? il s'rait ptêtre temps de te rhabiller !
Toi la conne qui pieute dans mon lit... Reveille-toi, sors de là !
Tu t'es vu !? Quoi ? tu m'aimes ? crèves tiens !
Et moi... quel con aussi... t'avoir laissé rentrer sans rien dire.
Ah, c'est ça.. tu t'y plaît dans mes bras ? et dans mon âme, et dans ma tête ?
Tu t'y complaît ? Pôvr'conne va ! il n'y a qu'dans la tienne que tu te sens bien !
Comme moi dans la mienne quand je te regarde ! Ils sont bizarres les gens...
On se rapproche, on se plaît, on se parle... et y paraît même qu'on va jusqu'à s'aimer !
Et pourtant on reste au singulier... n'y rentre pas dans ma tête ! si t'es faible tu t'y soumetteras...
T'en veux toi des idées noires ? Tu veux toi devenir mon miroir ?
Bien sûr que non on est trop fier pour ça... imagine que tu devienne mon clone... ça te f'rait chier hein ?
Et toi tu m'aimes... mais tu ne veux pas de ça... c'est ça l'amour ?
On s'exploite, tu le vois pas ? dans le bien comme dans le mal !
Les relations... c'est quoi pour toi ? il n'y a plus que des ressources humaines... on prend où on jette... c'est le tri sélectif
Reste où tu es, m'approche pas, ou je vais t'infecter de mes fantômes fatalistes.
Ah il sont beaux ses jeunes amoureux, tout frais de leur ébats.
Ils y croient encore ces cons... la pitié me dégueule des entrailles !
Vous verrez bien le mal que vous aurez quand vous vous serez trop rapprochés.
Quand vos sourires niéseux se seront effacés vous pourrez vous contempler
Dans votre entière décrépitude, ah vous êtes moins beaux maintenant !
Enchaînés que vous êtes, même au cimetière vous devrez vous supportez...
Pôvr'cons va ! L'amour... L'Amour vous ne jurez que par ça ! vous qui ne savez même pas la qualifier !
Vous qui ne savez même pas vous sacrifier ! Où alors quand vous le faites c'est par orgueil
Pour dire : "Moi je l'ai fais !". Arrêtez de vous regardez ! Arrêtez de regarder les autres !
Vous n'avez que des regards de juges, vous ne savais même pas contempler le sal et l'impur.
La tristesse, ça vous fait peur la tristesse hein ? alors vous fuyez dans vos partouzes de bons sentiments
Elles sont méprisables vos partouzes ! Car d'un jour où l'autre elles explosent dans la haine !
AhAh ! Et vous dites : "Et toi sale corbeau t'e n a pas marre de donner des leçons ?
T'en as pas marre de nous prendre de haut ?" Moi ! Je vous chie à la gueule !
Vous n'aurez rien de moi ! A part de la merde ! celle qui vous paralyse, qui vous anhile !
Je suis Samael ? peut être, seul Dieu le dira... Je suis le blâmeur blâmé, le mépriseur méprisé
Un paradoxe à moi tout seul, vous direz... un donneur de leçon à qui on pourrait lui en apprendre dix milles.
Allez vous faire foutre tiens ! Je ne suis personne, je sonne aussi faux que vous !
La différence ? C'est que moi j'en ai conscience. Vous ? Non ! Vous êtes bien trop heureux de vivre pour ça !
Dans vos visions manichéennes du Monde, des relations humaines...
Le bien... votre allié... Le mal... votre ennemi
Je le répète, pôvre'cons ! vous ne savez vous referez qu'à votre idéosphère !
Il y a ceux qui vous ressemblent et les autres que vous ne pouvez encadrer... en temps de révolution leur têtes tomberaient aisément à ceux-là !
Si vous en aviez le pouvoir. Mais vous ne l'avez pas, vous ne pouvez que les haïr... et ça vous frustre...
Alors de temps en temps vous poussez la gueulante pour leur montrer que ceux-là vous ne les aimez pas.
Mais elle ne sert à rien votre crise de nerf... votre sentiment d'immobilité qui vous oblige à vous dressez plus haut qu'eux.
En les méprisant, en les haïssant, en leur faisant cadeaux de vos frustrations...
Car votre haine gratuite n'est que frustration... et c'est le même cas de vos amours à deux balles... de vos sentiments bâtards !
Car vos sentiments, ils n'ont rien d'authentiques... vous vous les inventez ! Vous avez peur de vous déshumaniser par votre platitude...
C'est triste et ça me fait mal de vous voir si superficiels... Pôvr'cons que vous êtes ! Pôvr'con que je suis...
Je ne vois que vous tous les jours, et je me dis que ces comportements sont typiquement industriels...
Qu'ailleurs cette évolution malsaine n'est pas encore d'actualité... En Afrique...En Asie... En Océanie...
Quoique vous ayez déjà fait votre bout d'chemin là-bas... je ne perd pas espoir, de trouver des âmes qui ne sont flétries.
Mais vous, restez chez vous ! Ne sortez plus ! Gardez votre monde tel qu'il est ! Votre amour, votre haine,
Nourrissez vous en si ça vous fait plaisir, mais prenez soin de finir vos plats !
Et quand ils seront vides et que vous vous retrouverez face à votre platitude... peut-être qu'il sera temps de vous conscientiser sur ce que vous êtes vraiment...
Parceque pour le moment votre vrai ment ! Malgré ça...
Je vous aime bien,
Et quand la gerbe vous remontra du gosier, je vous accompagnerai quand même.
Samaël "Le venin de Dieu"